Si je t'écris cette lettrePour te dire, pour me commettreC'est que plus rien ne m'arrêtePlus rien ne me retientNi les longs jours ni les chagrinsQui seuls épouseraient l'amourComme la pluie mes fenêtresSi cet aveu te gêneSi cet aveu t'enchaîneSi cet aveu te sembleLes mots d'un étrangerPardonne-lui cette lettreQue tu ouvriras demainPardonne aussi à sa mainQui a pour seul courageDe poser sur la pageDes motsDes mots sans abriDes motsQui se sont posés dans ma vieNi les longs jours ni les chagrinsQui seuls épouseraient l'amourComme la pluie mes fenêtresComme il serait plus sageDe froisser cette pageEt ces motsCes mots sans abriJe t'aimeJe t'aimeVoilà je te le dis